La création
de la Nouvelle-France :
1534
: Le navigateur Malouin Jacques
CARTIER découvre une nouvelle
terre à l’Ouest et en prend
possession au nom du Roi de France, François
1er. Lors de ce premier voyage, Jacques
CARTIER ne dépasse pas l’Île
d’Anticosti.
1535 : Lors
de ce second voyage, Jacques CARTIER sera
le premier européen à hiverner
au Québec. Il remontera le St-Laurent
et établira son campement non loin
de Québec, dans la rade de Cap
Rouge. Durant cette expédition,
il y découvrira la rudesse de l’hiver
et les difficultés d’adaptation
à cette terre hostile (maladies
inconnues, dialogue avec les autochtones,
approvisionnement difficile…).
Jacques CARTIER remontera le fleuve jusqu’à
Hochelaga (Montréal) avec la certitude
qu’au bout de celui-ci se profile
les Indes.

1541 : C’est
le dernier voyage de Jacques CARTIER.
Après cette date, la France se
retirera pour quelque temps de la Vallée
du St-Laurent, mais sans abandonner l’espoir
de colonisation en terre américaine.

1603
: Samuel
de Champlain part pour la première
fois en terre américaine, à
titre d’observateur. Contrairement
à son choix 5 ans plus tard, Champlain
n’avait pas estimé que le
site de Québec était le
plus adapté à la création
d’une éventuelle habitation
en Nouvelle-France.
1608 : Le
Roi Henri IV confiera une mission à
Samuel de Champlain, fonder une première
habitation en Nouvelle-France afin de
tirer profit de ce nouveau territoire.
Cette fois-ci, Champlain choisira le site
de Québec le 03
juillet 1608, en disant «
Aucun lieu ne peut-être plus commode,
ni être mieux situé que la
pointe de Québec ».
Une anecdote de Champlain deviendra d’ailleurs
la devise de la ville : « Don de
Dieu ferait valoir ». Ce qui signifie
que le site est naturellement une forteresse
(promontoire) et que les terres tout autour,
si elles sont exploitées, peuvent
amener beaucoup de richesses.

1642 : Autre
date importante, la création de
Montréal par Paul Chomedey de Maisonneuve.
Il s’agissait d’une colonie
missionnaire financée par un groupe
de dévots français, d’où
le nom de Ville-Marie. Malgré des
débuts difficiles, marqués
par la guerre avec les Iroquois, une petite
ville naît au bord du fleuve.
La Nouvelle-France connaîtra une
croissance très faible au court
du 17ème siècle et quelques
petites guerres.
Tout d’abord en 1627,
les Basques tenteront de prendre la ville
de Québec.
En 1629,
les frères KIRKE (Anglais) parviendront
à prendre la ville, mais celle-ci
sera restituée aux français
en 1632
par le traité de St-Germain-en-Laye.


En 1690,
FRONTENAC
résistera aux assauts de PHIPS
(Anglais) et en 1711,
WALKER (Anglais) verra sa flotte s’échouait
dans le golfe du St-Laurent, alors qu’il
partait attaquer la ville de Québec.
Ces deux faits d’armes rebaptiseront
l’église de Québec
« Notre Dame des Victoires ».
La Nouvelle-France,
une terre convoitée :
Le commerce des fourrures
:
Pendant très longtemps, le commerce
des fourrures sera la principale activité
économique de la colonie. Elle
permettra aux européens de créer
des alliances avec les peuples amérindiens
et d’explorer un peu plus l’intérieur
du continent. Plusieurs postes de traites
seront créés essentiellement
autour des Grands Lacs afin d’acheminer
plus rapidement la marchandise. Au 18ème
siècle, la demande européenne
en fourrures étaient très
importantes, la fourrure étant
devenue l’habit à la mode
dans les rues de Paris.
La guerre des 7
ans (1756 – 1763) :
L’Angleterre décida d’envahir
la Nouvelle-France et de faire de l’Amérique
une colonie britannique. Cette guerre
marque un tournant dans l’histoire
du Canada. Les Anglais se sont engagés
à fond dans cette campagne et pourtant,
les premières années du
conflit seront surtout marquées
par des victoires françaises. C’était
une guerre inédite dans sa forme,
puisqu’il n’y avait pas vraiment
de ligne de front, les batailles étaient
localisées autour des lacs, des
rivières et des fleuves où
se trouvait une place forte.
L’affrontement était inégal,
les Anglais étaient beaucoup plus
nombreux et mieux équipés
que les Français. Ceci s’expliquait
par plusieurs facteurs :
A la Cour de Versailles, on estimait que
la Nouvelle-France coûtait très
cher et ne rapportait pas grand-chose,
si ce n’est quelques fourrures.
Il n’y avait pas l’Or escompté
lors de la découverte de la colonie
et dans la guerre en cours contre l’Angleterre,
le roi Louis XV manquait à ce point
d’argent qu’il était
impatient de se débarrasser de
toutes les possessions qui épuisaient
ses ressources financières. Madame
de Pompadour, qui avait énormément
d’influence à la cour, estimait
elle aussi que la colonie apportait plus
d’ennuis qu’elle ne rapportait.
Elle refusa, avec l’accord du roi,
d’envoyer plus de troupes pour sauver
quelques places fortes importantes, comme
Québec par exemple.
De plus, à la Cour du roi, on estimait
que le peu d’argent et de vivres
envoyaient en Nouvelle-France n’étaient
pas utilisés comme il le fallait.
En effet, la population de la colonie
manquait de nourriture et les soldats
avaient beaucoup de mal à être
approvisionné. On découvrira
très vite qu’à la
« Cour » du Gouverneur de
la Nouvelle-France à Québec,
on vivait dans l’opulence : banquets
grandioses, vin à volonté…
alors qu’à quelques mètres
de là, la famine faisait rage dans
les rues.
1759 : C’est
le tournant de la guerre avec la prise
de Québec.
A
l’été 1759, l’Angleterre
entreprend pour la 4ème fois le
siège de Québec. Le 17 juin,
l’armée anglaise forte de
9 000 hommes et d’une flotte de
50 vaisseaux montés par 2 000 pièces
de canons, apparaît devant Québec.
Durant tout l’été,
elle va bombarder la ville et occuper
les villages autour de la ville.
Le 13 septembre, plus de 4 000 hommes,
sous la conduite du général
Wolfe, réussissent enfin à
atteindre les hauteurs de la ville. Bien
que l’armée française
compte également 4 000 hommes,
celle-ci est composée de soldats
réguliers, de marins et de miliciens.
La bataille est alors inégale et
Québec capitule avec la mort du
général français
Montcalm.

1763 :
La guerre des 7 ans n’est pourtant
pas encore finie après la chute
de Québec, mais la messe est dite
et la Nouvelle-France devient définitivement
une colonie anglaise en 1763 avec le traité
de Paris.
De la Nouvelle-France
au Canada :
Après la conquête, Londres
veut favoriser l’immigration britannique
et assimiler les Canadiens français.
Les lois françaises sont abolies
et les catholiques sont exclus des charges
publiques. Il y avait une très
grande sévérité de
l’occupant vis-à-vis des
français.
L’échec de cette politique
et l’agitation croissante dans les
autres colonies d’Amérique
nécessitent l’adoption, en
1774,
de l’Acte
de Québec, rétablissant
le droit civil français et reconnaissant
la religion catholique.
En 1791 :
la province est divisée en deux
colonies : le Haut-Canada (Ontario), peuplé
surtout de britanniques et le Bas-Canada
(Québec), dont la population est
majoritairement d’origine française.

Au court du 18ème siècle,
l’immigration sera essentiellement
écossaise et irlandaise. Ces deux
pays connaissaient à l’époque
une famine très importante et l’on
proposa aux pauvres d’aller peupler
le nouveau monde. Les terres étant
gratuites et la misère tellement
grande sur le vieux continent, beaucoup
d’entre eux tenteront l’aventure,
souvent plus par obligation que par réelle
envie. Arrivés à Québec,
ces immigrants, déjà affaiblis
par la famine et le voyage, ne cherchaient
pas le conflit avec la population française
et la plupart du temps, ils poussaient
plus vers l’Ouest du continent,
là où les anglophones étaient
majoritaires.
La vie n’était pas simple
au Canada, l’hiver était
très rude et les récoltes
ne pouvaient se faire que pendant les
6 mois de printemps et d’été.
En plus, les terres n’étaient
pas tout de suite fertiles, il fallait
déboiser de grosses parcelles de
forêt dense.
L’immigration francophone reprendra
dans le courant du 19ème siècle,
lorsque toute guerre avec le voisin anglais
serra écartée. Evidemment,
les français peupleront l’Est
du continent, repoussant un peu plus vers
l’Ouest, les derniers britanniques
restant encore au Québec.
1840 : Union
du Haut et du Bas-Canada.
Le Québec devient l’une des
4 provinces de la nouvelle fédération,
avec l’Ontario, le Nouveau-Brunswick
et la Nouvelle-Ecosse.
1867 : Création
de la Confédération
Canadienne (le Canada actuel).
Au cours du 20ème siècle,
le nationalisme québécois
ne cessera de s’accentuer, la plupart
du temps provoqué par l’isolement
des francophones vis-à-vis des
anglophones. La volonté de préserver
une culture vieille de 400 ans et de «
combattre » l’impérialisme
britannique reste aujourd’hui, l’une
des particularités de cette province
du Canada.
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