Notre regard sur les médias, et en particulier sur la télévision, n'a pas besoin d'être très attentif pour découvrir qu'ils s'anglicisent. Que de mots anglais utilisés au lieu et place d'une expression française qui exprimerait la même idée ou (et) lui apporterait une précision supplémentaire.

Début 1993, nous nous étions amusés, en regardant la télévision, à noter quelques remarques de ce style pendant un week-end ! Pardon, une fin de semaine ! A l'époque, nous avions relevé le fait qu'un journaliste parlait du "leader" du championnat de basket, oubliant les expressions "premier" ou "en tête", qu'un autre proposait les "pin's" d'une chaîne de télé, alors que nos cousins québécois vendent depuis longtemps déjà des "broches" et des "épinglettes", que la présentatrice d'une émission de variété baptisée "FLASHBACK" (ça commence mal !), nous entraînait aux "States" (et oui, ça fait "branché") et que, suivant un autre professionnel francophone, le championnat de France de cyclo-cross était "open", c'est à dire ouvert aux amateurs. Il eut été si simple d'employer avantageusement les expressions françaises correspondantes.

Cette constatation nous avait amenés à mettre en place, en mars 1993, une première surveillance francophone de la télévision, qui n'avait duré que quelque dix mois, et pendant lesquels nous avions pu relever plus de 800 infractions d'usage de la langue française. Et la loi "Toubon" a été votée ! Et nous avons cru qu'elle allait être efficace ! Et nous avons mis fin à notre action ! Neuf ans plus tard, qu'en est-il ? Aucune amélioration n'a pu être constatée et la situation s'est même dégradée, en dépit d'une loi qui existe et ne semble pas appliquée.

Nous nous proposons donc de mettre en place une nouvelle action, semblable, dans un premier temps, à celle de 1993, qui consiste à relever régulièrement les "écarts de langage francophone".

Un bilan mensuel sera établi et communiqué aux auteurs et à leurs supérieurs hiérarchiques. En fin d'année les résultats chiffrés de cette observation feront l'objet d'une publication au Gouvernement Français, à la Délégation Générale de la Langue Française et au CSA. Si, comme malheureusement nous le redoutons, cette démarche n'a pas d'effet spectaculaire sur le langage utilisé par les présentateurs et les journalistes des chaînes de télévisions françaises, nous aurions comme ultime recours la justice en nous portant partie civile contre les "contrevenants" à la loi "Toubon".

Et si parallèlement, nous demandions aux municipalités de remplacer les panneaux STOP de leur commune par des panneaux ARRET !

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